Session SFAR/SFC : prise en charge du coronarien qui doit être opéré en chirurgie non cardiaque
Coordonnateurs : Pr G Derumeaux, (pour la SFC), Pr V Piriou (pour la SFAR)
Des recommandations communes entre la SFC et la SFAR sur la prise en charge des patients coronariens devant être opérés d’une chirurgie non cardiaque sont en cours. Ces recommandations font suite à différentes versions des recommandations américaines de l’ACC/AHA et à la parution récente des recommandations de l’ESC adossées par l’ESA en 2009.
Les recommandations initiales ACC/AHA de 1996 revues en 2002 proposaient des recommandations complexes à appliquer faisant une place importante aux examens non invasifs sans qu’un bénéfice de cette stratégie n’apparaisse clairement. De plus, la littérature disponible à cette époque provenait d’essais essentiellement réalisés chez des patients de chirurgie vasculaire qui représentent une population spécifique, présentant un risque particulier, dont la stratégie préopératoires ne peut pas être appliquée à toute la population de patients opérés. Depuis, la littérature a évolué, et les stratégies de stratification préopératoires se sont modifiées, faisant évoluer le concept en réservant les examens de stress non invasifs à certains patients particulièrement à risque, en restreignant considérablement les indications de revascularisation préopératoires, et en privilégiant l’optimisation du traitement médical.
Des recommandations de l’ACC/AHA et de l’ESC/ESA concernant la prise en charge de ces patients sont donc sorties l’an passé, en portant des messages légèrement différents : les recommandations européennes, sous la direction de D. Poldermans, qui est très en faveur des traitements prophylactiques par bêta bloquants et statines, offre un place particulièrement large à ces traitements prophylactiques.
Alors, pourquoi proposer des recommandations françaises alors que ces recommandations européennes ou américaines existent et que celles-ci apparaissent tout à fait raisonnables ? Tout d’abord parce que c’est le rôle de nos sociétés de faire des recommandations qui sont applicables en tenant compte du contexte national (contexte économique, disponibilité des examens, habitudes de travail). Le but de ces recommandations n’est pas nécessairement de se démarquer des recommandations étrangères, mais de les reprendre en partie tout en proposant une version plus adaptée au contexte médical dans lequel nous travaillons. D’autre part, ces recommandations en français seront accompagnées d’un programme d’EPP permettant aux praticiens des deux disciplines, cardiologie et anesthésie réanimation, de mettre en pratique et d’évaluer ces recommandations dans leur pratique quotidienne. En effet, on connaît bien le décalage entre la publication de recommandations et les modifications des pratiques cliniques. Par rapport aux recommandations européennes et américaines, ces recommandations françaises ont la particularité d’être écrite sous la responsabilité de binômes anésthésiste-réanimateur et cardiologue et de pouvoir être appliquée par les deux disciplines, quelque soit leur mode d’exercice. En effet, le système de santé français rend obligatoire la consultation d’anesthésie préopératoire par les anesthésistes, donnant un rôle particulier aux anesthésistes, qui n’existe pas à l’étranger, en ce qui concerne l’évaluation préopératoire. Lors de ces recommandations, nous avons souhaité insister particulièrement sur la communication entre ces deux disciplines, et avons proposés des outils permettant de faciliter ces interactions.
Les recommandations initiales ACC/AHA de 1996 revues en 2002 proposaient des recommandations complexes à appliquer faisant une place importante aux examens non invasifs sans qu’un bénéfice de cette stratégie n’apparaisse clairement. De plus, la littérature disponible à cette époque provenait d’essais essentiellement réalisés chez des patients de chirurgie vasculaire qui représentent une population spécifique, présentant un risque particulier, dont la stratégie préopératoires ne peut pas être appliquée à toute la population de patients opérés. Depuis, la littérature a évolué, et les stratégies de stratification préopératoires se sont modifiées, faisant évoluer le concept en réservant les examens de stress non invasifs à certains patients particulièrement à risque, en restreignant considérablement les indications de revascularisation préopératoires, et en privilégiant l’optimisation du traitement médical.
Des recommandations de l’ACC/AHA et de l’ESC/ESA concernant la prise en charge de ces patients sont donc sorties l’an passé, en portant des messages légèrement différents : les recommandations européennes, sous la direction de D. Poldermans, qui est très en faveur des traitements prophylactiques par bêta bloquants et statines, offre un place particulièrement large à ces traitements prophylactiques.
Alors, pourquoi proposer des recommandations françaises alors que ces recommandations européennes ou américaines existent et que celles-ci apparaissent tout à fait raisonnables ? Tout d’abord parce que c’est le rôle de nos sociétés de faire des recommandations qui sont applicables en tenant compte du contexte national (contexte économique, disponibilité des examens, habitudes de travail). Le but de ces recommandations n’est pas nécessairement de se démarquer des recommandations étrangères, mais de les reprendre en partie tout en proposant une version plus adaptée au contexte médical dans lequel nous travaillons. D’autre part, ces recommandations en français seront accompagnées d’un programme d’EPP permettant aux praticiens des deux disciplines, cardiologie et anesthésie réanimation, de mettre en pratique et d’évaluer ces recommandations dans leur pratique quotidienne. En effet, on connaît bien le décalage entre la publication de recommandations et les modifications des pratiques cliniques. Par rapport aux recommandations européennes et américaines, ces recommandations françaises ont la particularité d’être écrite sous la responsabilité de binômes anésthésiste-réanimateur et cardiologue et de pouvoir être appliquée par les deux disciplines, quelque soit leur mode d’exercice. En effet, le système de santé français rend obligatoire la consultation d’anesthésie préopératoire par les anesthésistes, donnant un rôle particulier aux anesthésistes, qui n’existe pas à l’étranger, en ce qui concerne l’évaluation préopératoire. Lors de ces recommandations, nous avons souhaité insister particulièrement sur la communication entre ces deux disciplines, et avons proposés des outils permettant de faciliter ces interactions.
► Communication lors de la session SFAR/SFC :

